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Discours de Franck Sando Kanda,Secrétaire Général du RPLC à la Table Ronde de Dakar sur le Cinquantaire de l'indépendance de la rdc
Mesdames, Messieurs, Mes Chers Compatriotes,
Je voudrais d’abord vous dire combien nous sommes heureux, notre délégation et moi-même, d’être à Dakar, cette ville du futur, qui est également la ville du présent pour la Nouvelle Afrique de Renaissance.Le Sénégal dont le peuple et les dirigeants affichent la grande maturité polique,un peuple riche en histoire et une Nation qui fait vraiment la fièrté d’être Africains.
Je voudrais m’adresser à vous mes chers compatriotes qui avez choisi de vivre à l’étranger, parfois loin de vos familles, loin de vos attaches et qui n’avez pas choisi n’importe quel étranger, puisque vous avez choisi le Sénégal et Dakar On imagine les opportunités, mais également la concurrence, ce qu’il a fallu à chacun d’entre vous et à chacune pour développer ses affaires, pour se faire une place, pour exister, pour commencer une nouvelle vie. Certains sont arrivés ici avec beaucoup de rêves ; la plupart, j’en suis sûr, les ont conservés et puis d’autres se disent : « ce n’est pas facile ». Je voudrais vous dire combien vous êtes utiles pour notre pays et combien il est important que vous soyez ici. En peu de temps, la communauté congolaise au Sénégal a augmenté et la communauté congolaise au Sénégal est la plus nombreuse ici à Dakar.Comprennez donc pourquoi le RPLC et le Mouvement du 4 Janvier ont choisi Dakar pour reflechir du cinquantaire de l’Independance de la République Démocratique du Congo.
Depuis 50 ans, la RDC ne cesse, en fait, de péricliter, de dégringoler : notre pays est aujourd'hui méconnaissable, son image est lamentable aux yeux de l’opinion internationale. Joseph Kasa Vubu,Joseph Desiré Mobutu,Laurent Desire Kabila et l'actuel Joseph Kabila y sont pour quelque chose. Alors que la République Démocratique Congo a été le phare de l’Afrique sur tous les plans (économie, sport,culture etc.). A titre d’exemple, l’université de Kinshasa, qui portait jusqu’en 1971 le nom de Lovanium, n’est plus ce qu’elle était. Pourtant, des étudiants africains fréquentaient notre université dans les années 60,70 et 80. Que reste-t-il de cet établissement qui a fait la fierté des générations 1960 et 1970 ? Zéro.
Après l’élimination physique de Patrice Lumumba par celui qui sera le maître du pays pendant plusieurs années, le Congo démocratique, qui va à un certain moment s’appeler Zaïre par la fantaisie de l’homme politique, verra son tissu social, politique et économique se détériorer et se dégrader. Une bonne partie de son intelligentsia prendra la poudre d’escampette pour chercher refuge dans les autres pays, surtout en Occident. La furie de l’homme politique a commencé à s’opposer à la liberté d’expression. L’Indépendance cha-cha agréablement chantée par le grand musicien Joseph Kabasélé et son célèbre African Jazz, ne sera que lettre morte. Elle est maintenue dans les larges masses populaires par les danses modernes et folkloriques, la chanson et le fanatisme politico-régionaliste initiés par Mobutu quelque temps après son accession à la magistrature.
Malgré toutes ses richesses dont on qualifie de scandale géologique,malgré les financements reçus, malgré les ressources humaines formées et déployées, malgré les discours et déclarations de bonnes intentions, malgré les multiples programmes, stratégies, projets,la RDC fait face à un phénomène de paupérisation grandissant.
Le constat est pire, car l’espérance de vie est estimée à 40 ans, comparée à celle des pays développés comme le Japon qui est à 87 ans, traduit les écarts entre les modes et niveaux de vie et montre la vulnérabilité des populations Congolaise. Le taux d’accès à l’eau potable, le taux de couverture en électricité, la pauvreté économique, la pauvreté politique, la pauvreté sociale, la pauvreté culturelle, la pauvreté environnementale, la pauvreté morale, la pauvreté spirituelle sont autant de critères d’analyse qui sont passés dans le microscope rigoureux de l’économiste congolais.
Quand, le 14 septembre 1960, le colonel Joseph-Désiré Mobutu, commandant en chef de l'armée, déclare la « neutralisation des politiciens », s'emparant ainsi du pouvoir, c'est peu dire que le Congo connaît la plus grande confusion.
Quand le 24 novembre 1965, il organise un deuxième coup d'Etat pour renverser le régime de Joseph Kasavubu qu'il accuse de collusion avec la Belgique. Le général Mobutu exerce alors un pouvoir autoritaire. Il gouverne par ordonnances, suspend les partis politiques mais crée le sien en 1967, le Mouvement populaire de la révolution (MPR). Il lance en 1970 un programme d'africanisation touchant tous les aspects de la vie sociale, depuis l'habillement à l'occidentale, proscrit, jusqu'au choix des patronymes, maintenant déchristianisés. Elu à la présidence de la République en 1970, réélu en 1977 et 1984 (99,99% des voix), alors qu'il avait été élevé à la dignité de Maréchal du Zaïre en 1982, Mobutu doit affronter une aggtression menée par le Rwanda+, dans un contexte de crise économique depuis 1986.
Il autorise le 24 Avril1990 le multipartisme politique, concède à l'opposition la tenue d'une Conférence nationale en 1992 qui met en place à la fin de l'année un Haut conseil de la République (HCR). Cet organe accuse en 1993 le général Mobutu de haute trahison et fait placer sous surveillance internationale sa fortune évaluée alors à 3,5 milliards de dollars. Les réfugiés rwandais, fuyant les massacres perpétrés chez eux en 1994, contribuent à aggraver les désordres internes alors que l'opposition de Laurent-Désiré Kabila, appuyée par l'Ouganda, le Rwanda et l'Angola, est de plus en plus vive. Mobutu est renversé le 17 mai 1997 par Laurent-Désiré Kabila.
Quand l’Alliance de Laurent Desiré Kabila arrive au pouvoir, que les rapports de force régionaux sont profondément modifiés : c’est l’entrée en force des Katangais, surtout du nord et des Tutsi du Kivu, au détriment des Ngbandi du nord ouest, le clan de Mobutu . Malgré cet accaparement du pouvoir et à peine quelques mois après la libération, les Kinois, habitués à vivre dans la « liberté » fondée sur la triade alcool-danse-sexe (un mélange euphorique servi à dessein aux Congolais pour annihiler leur capacité à cogiter sur les tenants et aboutissants de la lutte contre la domination mobutiste et même néocoloniale belge) s’inquiètent déjà du renouveau démocratique qui, paradoxalement, met à nu les méthodes musclées des nouveaux maîtres.
Et la brouille qui va opposer Tshisekedi à Kabila les déçoit tout en leur faisant peur tant tous les acteurs politiques du moment sont des « dures à cuire ». La « dictature organisée » de Mobutu est remplacée par « la démocratie dictatoriale » de Kabila. Ancré dans sa politique de libération et n’étant plus en bons termes avec ses alliés de l’Ouganda et du Rwanda, Kabila voit son destin se compliquer et tomber dans les méandres de la réalité de la politique made in Africa.
Avec tous ces déboires dans l’exercice de ses fonctions de chef de l’Etat, Kabila ne pourra pas échapper à la vindicte de ses anciens alliés . Comme Patrice Lumumba en janvier 1961, Laurent Désiré Kabila est victime d’un grand complot qui se trame hors frontière. Comme sur l’autre rive en 1977 quand Marien Ngouabi tombe l’arme à la main, le 16 janvier 2001, Kabila est aussi assassiné dans le palais présidentiel en pleine journée sans grand bruit « militaire ».
Le peuple congolais est pris au dépourvu quand on lui impose le Monsieur qui est aujourd’hui au pouvoir,après des obsèques qui se passent curieusement sous surveillance des armées étrangères. L’arrivée inattendue de celui à qui le cout a profité, à la tête du pays avc comme but de Rwandaliser la La République Démocratique du Congo. Celui qui vient imposer aux congolais un regime basé sur toute forme de violations des droits de l’homme liées à l’exploitation minière en République Démocratique du Congo relevées par des rapports d’ONG .
Le Congo est un vaste pays, 80 fois plus grand que la Belgique, dont le sol regorge de richesses minières (or, diamant, fer, cuivre, uranium, etc.). La face noire de cette réalité est une constante violation des Droits de l’Homme, alimentée par l’exploitation illégale de ses propres ressources qui attise les conflits armés et pérennise le trafic d’armes. C’est particulièrement le cas dans la région des Kivus où persiste un conflit armé entre l’Etat et des groupes rebelles, principalement les FDLR7. Ce conflit engendre toute une série de méfaits dont la principale victime est la population locale. Dans cette situation, trois types de violations des Droits de l’Homme sont à relever : (1) celles liées au conflit armé lui-même, (2) celles commises dans le cadre de l’exploitation des ressources naturelles et (3) celles dont sont victimes les défenseurs des Droits de l’Homme qui dénoncent les deux premiers types de violations.
Quels sont les auteurs des atteintes aux Droits de l’Homme lors de ces conflits ? Quelle est la nature de ces atteintes ? Tout d’abord, d’un point de vue historique, il y a eu une évolution dans le chef des acteurs en présence depuis 1996. En effet, avant cette date, les ressources naturelles étaient exploitées (et détournées) par le gouvernement en place. Après 1996, deux nouveaux éléments sont apparus : l’arrivées des entreprises multinationales d’une part, et l’éclatement des conflits et des violences d’autre part.
Les auteurs des violations sont des groupes étatiques, non étatiques et des personnes privées qui ont pour stratégie le contrôle physique des ressources naturelles et de leur commerce. Ces acteurs commettent des atteintes systématiques aux Droits de l’Homme par le pillage, l’assassinat, l’enlèvement, déplacements forcés, le viol, le travail forcé, etc.
Dans la région du Kivu, deux grands acteurs sont coupables de ces violations. D’un côté, nous pouvons identifier les FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo). En effet, certaines mines sont contrôlées par les militaires congolais qui imposent le travail forcé, appelé « salongo »8, à la population. De l’autre côté, les FDLR (Forces Démocratiques de Libération du Rwanda), aussi appelés les « grands commerçants »9, emploient les mêmes stratégies que les FARDC en exploitant la population dans le secteur minier.
Il existe indiscutablement des relations ambiguës entre les FDLR et FARDC qui collaborent notamment pour le commerce de minerais (coltan, or, cassitérite) dans certaines zones. Ces deux forces militaires profitent du conflit pour s’enrichir et donc ne souhaitent pas que celui-ci s’arrête.
Le contexte où l’on observe des violations flagrantes est celui de la liberté d’expression des défenseurs des Droits de l’Homme. Lorsque ces derniers dénoncent les violations, ils subissent des pressions voire des intimidations émanant soit du pouvoir central soit de groupes rebelles. Cette « traque » des défenseurs des Droits de l’homme a fortement augmenté ces dernières années et ce, en totale infraction avec l’article 19 de la Déclaration : « Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit » .
Dans un communiqué daté le 16 janvier dernier, l’association de défense des droits humains «La Voix des Sans –Voix » ne dit pas autre chose en exigeant l’organisation d’un procès «juste et équitable» sur l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila.
Dans sa quête de vérité et de justice, Mgr Laurent Monsengwo Pasinya a involontairement donné un coup de pied sur le principal pilier du régime en place en RDC : les mensonges d’Etat. Tout n’est que mensonge dans le système politique sur lequel trône le «raïs». Mensonge sur son lieu de naissance. Mensonge sur son identité réelle. Mensonge sur sa filiation tant à l’égard de LD Kabila que de Sifa Manhya. Mensonge sur un parcours personnel parsemé de zones d’ombres pour n’être daté qu’à partir de 1996 lors de la guerre dite de l’AFDL. Mensonge sur les circonstances réelles entourant la disparition de LD Kabila autant que sur le rôle joué avant et après les événements du 16 janvier 2001 par l’actuel président de la République.
. Nous avons encore le choc et la douleur dans nos coeurs,de la maniére dont Floribert Chebeya a éte tué par l’appareil de securité de ce même regime,qui comme en 1960 avec l’assassinat de Patrice Emery Lumuba les ennemis du peuple congolais se sont regroupés en ce Moment même à Kinshasa pour jubiler leurs crimes causés à Nation Congolaise,que nous avons ce 30 Juin 2010 pour nous souvenir de tous nos Heros et de tous nos Martyrs quirendons Hommage.
Au regard de tout ce qui précède, l’Equipe du comité directeur du RPLC invite tous les animateurs de l’intérieur tout comme de l’extérieur du pays en particulier et toute la jeunesse congolaise en général, à se mettre résolument au travail pour relever tous les défis du développement national. Il sera essentiellement question de se mobiliser en permanence pour la sauvegarde des intérêts vitaux de la Nation ainsi que pour la promotion d’un Etat de droit tributaire d’une démocratie participative, d’une justice distributive ainsi que du partage équitable du Revenu National par Citoyens Congolais.
Vive le Congo
Franck Sando Kanda
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